samedi 28 janvier 2012

Énigmatiques vidéos / Puzzling stuff

Mardi 22 novembre, nous sommes allés au Cinéma des Cinéastes (place de Clichy à Paris) pour assister à la projection de trois courts-métrages, réalisés par des artistes, dans le cadre du programme du BAL "Mon oeil" qui vise à débattre avec des lycéens du lien entre le texte et l'image.

Le premier film intitulé "Un crime" montrait des gens qui tenaient des lettres. Ces lettres formaient des mots qui racontaient un fait divers. Le son correspondait aux
lieux où apparaissaient les personnes qui tenaient les lettres: une gare, un bateau (nous entendions donc des bruits de trains puis de vagues). L'histoire racontée était
invraisemblable et nous étions trop distraits par la bande sonore, la lecture et l'imagination des scènes décrites pour nous en rendre compte tout de suite.

Dans le deuxième court-métrage, "Close", la caméra se déplaçait bizarrement dans l'herbe verte d'un jardin et une voix de femme décrivait une maison et
comment la propriétaire de cette maison close était morte. L'histoire entendue et l'image n'avait aucun rapport, même si on pouvait supposer que le sol filmé était celui du
jardin de la maison close.

Le dernier film était "En sursis" d'Harun Farocki. Le réalisateur avait monté dans un film muet les images d'archives du camp de transit de Westerbork au Pays-Bas
pendant la Seconde Guerre mondiale avec ses commentaires, insérés sur des encarts comme dans un film muet, et qui nous faisaient remarquer des détails puis mettaient en parallèle les images d'un
camp où les prisonniers étaient relativement bien traités avec d'horribles images de camp de concentration que nous pouvions avoir vues. Le texte nous suggérait
comment interpréter les images.

Entre chaque vidéo, une intervenante nous posait des questions pour nous aider à comprendre et en suggérant de possibles interprétation. Mais ce n'est qu'en cours que
nous avons à peu près réussi à voir l'objectif de films que la plupart d'entre nous n'ont pas appréciés.




On Thursday 22 November we went to the Cinéma des Cinéastes, Paris, to see 3 short films made by artists. The films were part of a Le BAL programme called "Mon œil", which tries to make students think about the link between text and picture.

The first film entitled "Un crime" showed people holding letters walking toward the camera. Those letters formed words which told about a macabre news item. The soundtrack was linked with the places where the people with letters appeared: a station, a boat (so we heard the rumbling of trains and then the rocking of the waves). The story was implausible but we were too distracted by the soundtrack, reading and imagining the described scenes that we couldn't realize it then.

In the second video, "Close", the camera showed a garden lawn, meandering strangely while a female voice over was describing a brothel and how the owner had died. The story had absolutely nothing to do with the picture, even if we could presume that the lawn lay outside the brothel.


The last film was "Respite" by Harun Farocki. The film-maker took mute archive pictures of the transit camp of Westerbork, Netherlands, during the Second World War and inserted his own written comments like in a silent movie. His comments provided further insights and then paralleled the pictures of a quiet camp, where prisoners were relatively well treated, with the sinister ones of death camps we were supposed to have seen before. The text suggested how to interpret what appeared onscreen..

Between each video, a host asked us questions in order to help us to understand and suggested possible interpretations. But it's only once in class that we saw more or less successfully the point of those films most of us didn't like.

Deborah

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