dimanche 25 mars 2012

La mer à boire - portrait of a drowning man



Georges Pierret is the boss of a small company that builds luxury boats, he has some values such as the love of job well done, respect for employees with whom he is quite paternalistic. But his best friend set himself on fire after the receivership of his business. After this tragic event everything abruptly changes. The bank of Pierret refuses to grant him a credit to enlarge his business and for an incomprehensible reason, he finds himself strangled by debts.

The bank therefore forces him to lay off half of its staff. The workers will go on strike and then occupy the plant. To save the firm to which he devoted is life, Pierret fights shady bankers, a competitor who wants to buy his firm, one of its shareholders ready to abandon him -the brother of his deceased wife-, his workers but also himself.

The film was shot in Toulon in southern France. Despite the sadness of the story, the setting is sunny and pleasant. Jacques Maillot -the director- takes a direct and sober look at the difficult situation where the characters are immersed and does not fall into the trap of pathos or self-pity. The problem of the crisis is approached in an original way because we don't perceive it from the point of view of the employees but from the point of view of the boss who is obliged to make sacrifices to save his company. The "bad guys" are not bosses but bankers.


Jacques Maillot has a slightly over simplistic vision of the crisis. For example Pierret’s company collapses but we don’t understand why, we can find nothing to explain the reason for his debts, since his business seems to be thriving. Vicious bankers, greedy shareholders, a competitor richer but less gifted, nice but not very clever and rather violent employees, a Russian swindler… characters are stereotyped and reduced to clichés. The scenario also has many flaws. Secondary characters go and come, disappear without reason. Pierret has an intense love story with a guide he met in Russia but the story doesn't make any progress and we have the feeling that it is there just to fill a void in the scenario. Jacques Maillot's vision of the crisis is also too bleak, the life of each character is destroyed, and nobody is able to achieve happiness. Pierret has to face too many misfortunes, the movie loses credibility. The end is completely implausible.


The film is really centered on the character of Pierret, an honest boss, respectful of his employees but far from perfect since he will accept to sacrifice half of them. Although at the beginning of the film he feels quite melancholy because of the death of his wife -he regularly sees her ghost-, he fights with all his strength to the end. Daniel Auteuil plays without excess and accurately he is able to touch the viewer. The secondary characters are also well played and attract our interest but they are quite mishandled by the scenario and lack of depth.

La mer à boire is a social drama which may be disappointing but nonetheless this genre fans can watch it because the viewer is captivated by the many obstacles that the hero must overcome and his efforts to manage. The performance of Daniel Auteuil is quite convincing.



La mer à boire : portrait d’un homme qui se noie

Georges Pierret est le patron d’une petite entreprise qui construit des bateaux de luxe, et qui possède certaines valeurs comme l’amour du travail bien fait, le respect des employés avec qui il se montre assez paternel. Mais son ami s’immole par le feu après la mise en redressement judiciaire de son entreprise. Après ce tragique évènement tout bascule. La banque de Pierret refuse de lui accorder un crédit pour agrandir son entreprise et il se retrouve étranglé par les dettes sans que l’on comprenne vraiment pourquoi.

Sa banque le contraint donc à licencier la moitié de son personnel. Ceux-ci se mettront en grève et occuperont alors l’usine. Pour sauver l’entreprise à laquelle il a consacré sa vie, Pierret lutte contre des banquiers véreux, un concurrent qui souhaite le racheter, un de ses actionnaires prêt à l’abandonner –le frère de sa femme décédée-, ses ouvriers mais aussi lui-même.

Le film a été tourné dans le sud de la France, vers Toulon. Malgré la tristesse de l’histoire, le cadre est ensoleillé et agréable. Jacques Maillot –le réalisateur- porte un regard direct et sobre sur la situation difficile dans laquelle les personnages du film sont plongés et ne tombe pas dans le piège du pathos et de l’apitoiement. Le problème de la crise est abordé sous un angle original puisque nous ne le percevons pas du point de vue des salariés mais du point de vue du patron qui est obligé de faire des sacrifices pour sauver son entreprise. Les « méchants » ne sont plus les patrons mais les banquiers.

Jacques Maillot donne justement une vision un peu trop simpliste de la crise. Par exemple l’entreprise de Pierret s’effondre mais l’on ne comprend pas pourquoi, nous ne pouvions rien trouver qui explique la raison de ses dettes puisque son entreprise avait l’air d’aller très bien. Des banquiers pervers, des actionnaires cupides, un concurrent plus riche mais moins doué, des salariés gentils mais pas très malins et un peu violents, un escroc russe… les personnages sont enfermés dans des clichés. Le scénario possède également de nombreuses lacunes. Des personnages secondaires vont et viennent, disparaissent sans raison. Pierret a une aventure amoureuse passionnée avec une guide qu’il a rencontré en Russie mais elle n’apporte rien à l’histoire et on a l’impression qu’elle n’est là que pour combler un vide dans le scénario. Sa vision de la crise est aussi trop catastrophiste, la vie de chaque personnage est détruite, aucun ne parvient à atteindre le bonheur. Il arrive presque trop de malheurs à Pierret pour que cela soit réaliste. De plus la fin est complètement invraisemblable.

Le film est vraiment centré sur le personnage de Pierret, ce patron honnête et respectueux de ces salariés mais qui n’est pas non plus parfait puisqu’il acceptera de sacrifier la moitié de ses employés. Bien qu’au début du film une grande mélancolie l’habite à cause de sa femme décédée -il voit fréquemment son fantôme- il se bat de toutes ses forces jusqu’au bout. Daniel Auteuil joue sans excès et avec justesse il parvient à toucher le spectateur. Les personnages secondaires sont aussi bien joués et attirent notre intérêt mais ils sont assez malmenés par le scénario et manquent de profondeur.

La mer à boire est un drame social qui peut décevoir mais les amateurs du genre peuvent tout de même aller le voir car malgré tout le spectateur est captivé par les nombreux obstacles que le héros doit surmonter et ses efforts pour s’en sortir. La prestation de Daniel Auteuil est tout à fait convaincante.

Louise

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