dimanche 26 janvier 2014

Family Stories 2014

This is the story you keep hearing at the end of the traditional family banquet. It is tragic, comic, romantic and quite touching generally.

Peter Pan vs. Peter Pry
It happened last summer holiday on my little sister’s 6th birthday.
My cousin, who is also her godfather, went to Disneyland Paris with some of his friends. He texted to my father and my mother in order to know which my sister’s Disney favourite character was. But the number that he believed belonged to my mother was actually her former number and it had been reattributed to someone else.
A normal person would have said “sorry it’s a wrong number”, but the person who got the message answered “Peter Pan of course!”
My cousin a bit put off by the aggressive answer bought quickly a plush Peter Pan.
Later my father (the real number) answered that she preferred a princess like Snow White or Cinderella. My cousin answered that he had already bought a Peter Pan.
After an explanation of this misunderstanding, my mother sent a funny message to the “wrong number”:
“Peter Pan thanks you. Signed Captain Hook.”
We never heard from the “wrong number”

Peter Pan ne répond plus
C’est arrivé lors des dernières grandes vacances, pour l’anniversaire de ma petite sœur, qui allait avoir six ans.
Mon cousin, qui est aussi son parrain, était allé à Disneyland Paris avec quelques amis. Il a envoyé un SMS à mon père et à ma mère dans le but de savoir qui était le personnage Disney préféré de ma sœur. Mais, le numéro qu’il croyait être celui de ma mère était en réalité son ancien numéro et il avait été réattribué depuis. C’est donc une autre personne qui reçut le SMS.
Une personne normale aurait dit « désolé(e) c’est un faux numéro », mais le message envoyé fut : -« Peter Pan bien sûr ! »
Mon cousin, bien qu’un peu vexé de cette réponse agressive, s’empressa d’acheter une peluche Peter Pan.
Plus tard mon père (cette fois ci le bon numéro), répondit qu’elle préférait les princesses comme Blanche Neige ou Cendrillon. Mon cousin lui dit alors qu’il avait déjà acheté une peluche Peter pan.
Après une explication de ce quiproquo,  ma mère envoya à ce « faux numéro » un petit message vengeur: « Peter Pan vous remercie. Signé, le Capitaine Crochet »
 Nous n’eûmes plus jamais de nouvelles de l’ancien numéro.

The Sailor and the Princess

20 years ago, my grandfather met a princess.

When he was young, my grandfather was passionate about sailing. After a few years of amateur sailing he was part of the 1952 Olympic team. Eventually he didn't become a sailor but he has been sailing all his life and he lives in front of the sea. He was also a judge for sail racing.
Forty years later he is one of the board members of the Paris Navy Museum.
One year, they decided to organize a twinning program between Paris and Portsmouth.
A delegation of ten were involved in the project in every city.
In the Paris delegation, there was my grandfather and in the Portsmouth one, there was Lady Diana, the princess of Wales!
They talked about projects and ideas to promote sailing and the museum. I have a photo with my grandfather and Lady Diana. I think it's an incredible encounter and I hope that I will chance to live such events in the future.

Out of Africa

 I spent my childhood in Central Africa. We went there with my family because my father had been assigned to teach to children in Bangui with some friends.
I was too small to remember a lot, but I know that everyone was outgoing and friendly there.
But, when I was five years old, a party of rebels supported by Chad’s army rose up and tried to take power. They were angry because the president had not paid them and they began persecuting people and looting houses. My father had returned to France because of a seminar, so we were alone at home with my mother and sisters. Our neighbourhood was in the crossfire so we hid in a corner of the living room and did not move for five days. The State used militias to repel the rebels, but once they did, they began to attack the houses because they wanted to "have fun" before going back home after completing their mission.
They ended up knocking on our door on a late afternoon. They shouted to force us to open the door and because my mother refused, they broke it open. They stole us everything and as they were satisfied, they helped by taking us to a neighbor for a safe night. I remember that on the way, a man took me on his back because I was not able to put my shoes on, and that's when I realized that we left the house with nothing.
The next day the French army came to evacuate us to the French Embassy before flying us to the French military base in Libreville, Gabon. We stayed a few days in the barracks with the military and after a few weeks, as the situation did not improve in Central Africa, a flight was arranged for our return to France. 
We still talk a lot about this story with my family because we thought we would live there until we get old, and it happened suddenly and we had to leave so fast, leaving our friends. But we still have plenty of good memories and wish we could go back to visit some day.

Départ précipité

J’ai passé mon enfance en Centrafrique. Nous étions partis là-bas avec  ma famille car mon père avait postulé pour enseigner à des enfants de Bangui avec quelques amis.
J’étais trop petite pour bien m’en souvenir, mais je sais que tout le monde était souriant et amical.
Mais, quand j’avais cinq ans, une partie de l’armée soutenue par des rebelles du Tchad s’est soulevée et a tenté de prendre le pouvoir. Ils étaient en colère car le président ne les payait pas et ils se sont mis à persécuter la population et à piller les maisons.
Mon père était rentré en France en raison d’un séminaire, alors nous étions seules à la maison avec mes sœurs et ma mère.
Notre quartier était au milieu des tirs alors nous nous sommes cachées dans un coin du salon et nous n’avons pas bougé pendant cinq jours.  
L’Etat a fait appel à des milices pour repousser les rebelles, mais après avoir réussi, ils se sont mis à s’en prendre aux maisons car ils voulaient « s’amuser » avant de rentrer chez eux. Ils ont fini par frapper à notre porte une fin d’après midi. Ils ont crié pour nous forcer à ouvrir et comme ma mère refusait, ils ont enfoncé la porte.
Ils nous ont tout volés et comme ils étaient satisfaits, ils nous ont aidés en nous accompagnant chez un voisin pour dormir à l’abri. Je me souviens que sur le chemin, un homme m’a prise sur son dos car je n’avais pas pu mettre mes chaussures et c’est là que je me suis rendue compte que nous quittions la maison sans rien.
Le lendemain, l’armée française est venue nous évacuer à l’ambassade de France avant de prendre un avion pour la base militaire française de Libreville au Gabon. Nous sommes restés quelques jours dans la caserne avec les militaires et au bout de quelques semaines, comme la situation ne s’améliorait pas en Centrafrique, un vol a été organisé pour notre retour en France.
Nous parlons encore beaucoup de cette histoire avec ma famille car on pensait qu’on vivrait là-bas jusqu’à ce que l’on vieillisse, et c’est arrivé tout d’un coup et nous avons du partir si vite, laissant nos amis. Mais nous avons toujours énormément de bons souvenirs et nous aimerions revenir visiter un jour.

Zorro unmasked
The story I'm going to tell you happened when I wasn't born yet. This story is about my brother who is five years older than me.
He was about 2 or 3 years old and very fond of the movie hero Zorro- you know this fictional character wearing a black costume and mask that defends the people against villains with his sword and whip.
As a Christmas gift Santa Claus decided to bring a costume of Zorro to the cute little boy. When my brother discovered the costume he was so happy that he decided to wear it for lunch at my grandparents' house with the rest of my family. When he popped up, my grandparents were a little bit panicked because they had bought the same gift! 
My brother didn't care at all and began to wear the two costumes! So all the family began to play with him and made him believe he was really the hero.
But suddenly something happened: my brother was so cheerful to be finally like his idol that he began to whip everybody and everything around him… especially my father and a vase from China. The vase fell and broke on the floor and my father became quite angry and made him understand that Zorro only hit mean people and not the good ones!
Since that day, nobody, even me or my cousins could pretend to be the New Zorro because that name was automatically connected to my brother.

Les mésaventures de Zorro
L'histoire que je m'apprête à vous raconter s'est passée alors que je n'étais pas encore née. Elle concerne mon frère qui est de cinq ans plus âgé que moi.
Il avait alors 2 ou 3 ans et adorait Zorro, vous savez, ce personnage de fiction habillé d'un costume et d'un masque noirs qui, armé de son épée et de son fouet, défend le peuple contre les méchants.
Le Père Noël décida d'apporter un costume de Zorro à ce mignon petit garçon
Quand ce dernier découvrit le costume il fut si content qu'il décida de le porter au déjeuner chez mes grands-parents avec le reste de la famille.
Lorsqu’il apparut, mes grands-parents furent un peu paniqués car ils avaient acheté le même cadeau! Pour vous montrer à quel point tout le monde connaissait sa passion.
Mon frère n'y prit pas attention et commença à porter les deux costumes!
Toute la famille commença à jouer avec lui et lui fit croire qu'il était vraiment ce héros, mais soudainement quelque chose arriva: mon frère était si joyeux d'être enfin comme son idole qu'il commença à fouetter tout ce qui passait à sa portée… spécialement mon père et un vase de Chine. Le vase tomba et se brisa, ce qui énerva passablement mon père qui lui fit comprendre que Zorro frappait seulement les méchants et pas les autres!
Depuis ce jour, personne, ni moi, ni mes cousins ne put devenir le Nouveau Zorro car ce nom était automatiquement lié à celui de mon frère.

The magic of rugby
This story took place when I was 9. My father decided to register me with a rugby club. At that time I was very skinny and without experience in sport.
All my family said that I would never like this sport and that it was too dangerous and violent for me. But I dismissed this criticism and I still play rugby today.
For people who knew me at that time, I have totally changed physically but also psychologically.
My grand-mother has been the most impressed by this transformation and she still sees me as a little child… I love recalling this story with her and we also love seeing photos in the same time.


When she was about 7 my mum had a best friend, called Caroline. Until she was in 9th grade Caroline remained her best friend. But when then they went to different high schools they lost contact. But when they took their baccalauréat, while all Paris students were assigned different places, they chanced to be side by side. It was so unlikely! So, after this unexpected reunion, they became friends again.
Even if my mother tells me this story whenever I see her, I love it because it shows that even when we lose a good friend, we can be reunited. True friendship never dies.

Les joies du Bac
Quand elle avait environ 7 ans, ma mère avait une meilleure amie, nommée Caroline. Jusqu'à ce qu'elle soit en troisième, Caroline demeura sa meilleure amie. Mais lorsqu'elles allèrent dans des lycées différents, elles se perdirent de vue.
Au moment du baccalauréat, alors que tous les jeunes de Paris étaient dispersés dans différents lycées, elles se retrouvèrent côte à côte. Le hasard avait bien fait les choses. C’était tellement improbable!
Après cette rencontre miraculeuse, elles sont redevenues amies.
Même si ma mère me raconte cette histoire à chaque fois que je la vois, je l'adore parce qu'elle montre que même quand on perd un ami, on peut le retrouver. Les vraies amitiés ne meurent jamais.

An initiation to wine tasting
When my mother was seven years old, she went to a restaurant with her parents, her older brother and her older sister. She was sipping a coca cola and her parents were drinking wine. Then she needed to go the toilet. Meanwhile, her brother and sister decided to switch her glass of coca cola with one of her parents’ wine glasses. My mother came back from the toilet and she drank up what she thought was coca cola. Then she had a stomach-ache and she ran back to the toilet to throw up. It was very funny for my mother’s brother and sister but slightly less for her.
Dégustation précoce
Il y a beaucoup de petites histories dans ma famille. J’ai choisi la plus connue. Quand ma mère avait sept ans, elle est allée dans un restaurant avec ses parents, son grand frère et sa grande sœur. Elle buvait un coca cola et ses parents  buvaient du vin, puis elle eut besoin d’aller aux toilettes. Pendant ce temps, son frère et sa sœur décidèrent d’échanger le verre de coca avec le verre de vin d’un des parents. Ma mère revint et but ce qu’elle pensait être du coca. Puis atteinte d’un soudain mal de ventre, elle retourna précipitamment aux toilettes pour vomir. C’était très drôle pour le frère et la sœur, moins pour elle !
The car with the golden thread

Of course I spent Christmas with my family in Poland. We do not go there every year, but we often go for Christmas and the New Year. Always, there are the preparations and at the end of the day, there is the traditional Polish dinner. Usually there are my little cousin, my parents, my grandfather, and some family friends. And there is always a lot of fun at the table with some popular jokes. And there is a story my grandfather always tells at the end of the dinner. 

He was 4 years old. So Santa Claus had brought to him a little blue car. His older brothers immediately wanted to see the car. It followed that that my grandfather could not play with it because of his brothers. Within a few days, the little car was so bumped that it broke down into pieces.
His father then tried to comfort him but there was no way to see a smile on his face. His father could do nothing to restore a smile on his face.
So he proposed something. He said that maybe if the car was returned to the fireplace, maybe Santa Claus could repair it. That night, my grandfather could not sleep. So at 5 o'clock in the morning, he jumped out of bed.
He told us that when he saw the broken car repaired just as if it was new this was the best moment in his life. Moreover, he even found the car more enjoyable. He describes the car as if it was a beautiful gift. He told us there was a golden thread to repair the broken pieces. For him, it was THE Christmas gift. It seemed to him at this moment, that the earth and sky had united.

La voiture au fil d’or

J'ai bien sûr passé Noël avec ma famille en Pologne. Nous n’y allons pas tous les ans, mais souvent pour les fêtes de Noel et du Nouvel An.
Il y a toujours des préparations et a la fin de la journée, le repas traditionnel polonais. S’y retrouvent habituellement ma petite cousine, mes parents, mon grand-père et des amis de la famille. C’est une joyeuse tablée où fusent les blagues et des histoires qui reviennent souvent. Mon grand-père, raconte la sienne à la fin du repas. 

Il avait 4 ans. Le Père Noël lui avait apporté une petite voiture bleue. Ses grands frères sautèrent immédiatement sur elle pour jouer avec. Bientôt a force d'être malmenée, la petite voiture se brisa en plusieurs morceaux.
Son père essaya de le consoler mais rien n’y fit.
Il proposa donc de remettre pour la nuit la voiture dans la cheminée. Peut-être le Père Noël pourrait-il la réparer ?
Il fut impossible à mon grand-père de dormir la nuit suivante.
A 5 heures du matin, il sauta du lit et lorsqu'il vit la voiture réparée comme si elle était neuve, ce fut le plus beau moment de sa vie.
Il la trouva encore plus belle que la première fois avec son fil d'or qui tenait les pièces cassées.. Il nous la décrit à chaque fois comme un cadeau merveilleux. Pour lui, ce fut LE cadeau de Noël inoubliable et à ce moment, il lui sembla que la Terre s'était rapprochée du Ciel. 

The dentist won’t bite
            When she was young, her mum went with her to the dentist and she told her this little anecdote:” When I was young, to extract my tooth, the dentist tied my tooth to the door handle with a thread. After, he pulled the door sharply and the tooth was extracted! ”
My mum was scared and she believed her. Then, my mum went to the dentist’s office. But, when the dentist went outside to search his medical equipment, my mum, frightened and alone on the office, hid under a table. When the dentist came back, he saw my mum and laughed! Of course he didn’t extract her tooth like her mum told. All of her brothers and sisters made fun of her for a long time! And me too.

Panique chez le dentiste
            Quand elle était jeune, sa mère l’accompagna chez le dentiste et lui raconta cette petite anecdote :” Quand j’étais petite, pour m’arracher ma dent, le dentiste a accroché ma dent a la poignée de la porte avec du fil. Après, il a tiré la porte brusquement et la dent était arraché ! ”
Ma mère la crut. Quand le dentiste sortit pour chercher son matériel, ma mère, effrayée et seule dans le cabinet, se cacha sous une table. Quand le dentiste revint, il vit ma mère et éclata de rire! Evidemment, il  n’arracha pas sa dent comme sa mère lui avait raconté. Tous ses frères et sœurs se moquèrent d’elle pendant longtemps ! Et moi aussi.

Garbage collection
Two years ago, I was on holiday at my grand-parent’s house. The gardener was coming to do some gardening for my grand-mother like every Tuesday. He arrived and before beginning to work he changed clothes for something better suited for work. Actually there was no difference between his usual clothes and his working outfit.
In the same time on that day, my grand-father had to take some bags to the waste collection site. My grand-pa picked the bags in the garage. He saw some dirty things and asked my grand-mother: “Shall I dump those things?” My grand-mother answered: “Yes you can take them, these are some old dusters”. The gardener was finishing what he had to do in the garden.  My grand-father was to walking out when suddenly the gardener asked my grand-ma:”I can’t find the clothes I left in the garage!” She paused one second to think and then ran to stop the car. She was really uncomfortable. She returned the gardener his clothes. Then she offered him a beer as usual, as if nothing had happened.
Tri sélectif
Il y a 2 ans, j’étais en vacances chez mes grands-parents, le jardinier venait faire le jardin de ma grand-mère comme tous les mardis. Il arriva à la maison et avant de commencer à travailler, se changea pour des vêtements, selon lui, mieux adaptés à son travail, en réalité, sans différence notable avec ses vêtements habituels. En parallèle, ce jour, mon grand-père devait aller déposer des sacs à la déchèterie. Il alla chercher les sacs à jeter dans le garage. Il vit alors des affaires sales et demanda à ma grand-mère: “Est-ce que je peux mettre ça à la déchetterie? “ Ma grand-mère lui répondit: “Oui, tu peux les prendre, ça doit être des vieux torchons”.
Le jardinier venait de finir ce qu’il avait à faire dans le jardin. Mon grand-père était sur le point de partir quand soudain le jardinier demanda à ma grand-mère: “Je ne trouve pas les vêtements que j’avais laissés dans le garage!” Elle réfléchit un instant puis courut arrêter la voiture et reprit les “vieux torchons”. Un peu gênée, elle rendit ses vêtements au jardinière, puis lui offrit une bière comme à chaque fois qu’il avait fini son travail, comme si rien ne s’était passé.

How he met my mother

Usually during Christmas time, my parents tell us their story. The story of their meeting. My mother always begins to tell me that when she first saw my father she found him very cute but she thought he was too old for her so she didn't dare to talk to him. Both of them were working in a hospital as residents, in the SAMU department in Dijon. They sometimes worked together but they didn't talk that much to each other.
One night, my father was asked to bring back a patient from a distant hospital to Dijon. Since it was a helicopter journey, he asked my mother to come with him to help him. There were only my mother and my father in the helicopter (with the pilot of course!). They had their first kiss there.
Although my parents didn't know each other, they finally got together and now they are married with 3 kids, like a happy ending.
I love this story because it's a very cute story and I never tire of listening to it, it's like a fairy tale.

Comment il a rencontré ma maman
Comme d'habitude pendant la période de Noël, mes parents nous ont raconté leur histoire. L'histoire de leur rencontre. Ma maman commence toujours en me racontant que la première fois qu'elle a vu mon papa elle l'a trouvé très mignon mais elle pensait qu'il était trop vieux pour elle, donc elle n'a pas osé l'aborder. Tous les deux travaillaient dans un hôpital comme internes au SAMU de Dijon. Ils travaillaient parfois ensemble mais ils ne se parlaient pas tant que ça.
Une nuit, on a demandé à mon père de ramener un patient d'un autre hôpital à Dijon. Comme c'était un transfert en hélicoptère, il a demandé à ma mère de venir avec lui pour l'aider. Il y avait seulement ma mère et mon père dans l'hélicoptère (avec le pilote bien sûr!). Ils échangèrent leur premier baiser.
Maintenant ils sont ensemble, mariés avec 3 enfants comme une fin heureuse.
J'adore cette histoire parce que c'est une histoire très romantique et je ne me lasse pas de l'écouter, c'est une histoire comme dans les livres.

Life is not always easy
My father often told my sister and me, his grandfather’s story. It happened during the Second World War. My great grandfather was a soldier in the French army. Around 1940, he was captured by the enemies and deported to Siberia. There he was condemned to forced labour in the outdoor even if the work conditions were difficult and it was very cold in this country. Therefore, he didn’t want to stay here during his all life. That’s why with one of his friends, who was captured too, they decided to escape. It was really dangerous and they didn’t have many solutions. Moreover, the soil was ice. The only tool he could find was a fork! Once they had two forks, they dug every day the ice to make a sort of tunnel. They dug during fifteen years of their life, without news of their family, far from their country. Finally, they managed to escape and then they ask people to help them, and they came back to France. The Siberian didn’t know that the war ended in 1945 so they made free all the prisoners two years after the escape of my great grandfather. After all this time he lost in Siberia, he wanted to enjoy his life and take care of his family.

La vie n’est pas toujours facile
Mon père nous a souvent raconté, à ma sœur et moi, l’histoire de son grand-père. C’est arrivé durant la 2nde Guerre Mondiale. Mon arrière-grand-père était un soldat engagé dans l’armée française. Vers 1940, il a été capturé par les ennemis et déporté en Sibérie. Là-bas, il a été condamné aux travaux forcés dehors, même si les conditions de travail étaient difficiles et qu’il faisait très froid dans ce pays. Il ne voulait donc pas y rester toute sa vie. C’est pourquoi, avec un de ses amis prisonniers, ils décidèrent de s’évader. C’était vraiment dangereux et ils n’avaient que peu de solutions. De plus, le sol était glacé.
Les seuls outils qu’ils purent trouver furent deux fourchettes! Ils creusèrent tous les jours la glace pour faire une sorte de tunnel. Ils creusèrent pendant quinze ans de leur vie, sans nouvelles de leurs familles, loin de leur pays. Finalement, ils réussirent à s’enfuir et ensuite demandèrent à des gens de les aider, et ils sont rentré en France. Les Sibériens ne savaient pas que la guerre s’était terminée en 1945. Tous les prisonniers furent donc libérés deux après l’évasion de mon arrière-grand-père. Après tout ce temps perdu en Sibérie, il voulut profiter de sa vie et prendre soin de sa famille.

What’s up doc?
The story I will tell you is based on the story of my grandmother who told us during a meal the many adventures that my father forced upon her sister, my aunt, in their childhood.
The story begins when my father was 10, and his sister, 6. The whole family had just moved into Paris. My father, my aunt and their cousin, aged 12 were playing doctor in their room. The youngest child played the patient, the boy improvised as a doctor, and the oldest was playing the role of the nurse.
The patient came to the hospital to have an operation for appendicitis. The young doctor thrust a corkscrew in the tummy of his sister. The nurse had to maintain the victim lying. This one began to scream in pain as the instrument drilled into her frail skin.
Their mother, terrified by the cries, hastened into the room. She separated the medical staff from the patient, and sent the little devils to their room.

Erreur médicale

L’histoire commence alors que mon père avait 10 ans, sa sœur, elle, en avait 6. Toute la famille venait d’emménager dans Paris. Mon père, ma tante et leur cousine, 12 ans, venue passer les vacances dans la capitale, jouait au docteur dans la chambre. La cadette était la malade, le garçon s’improvisait docteur, et l’ainée jouait le rôle de l’assistante du docteur.
La malade venait à l’hôpital afin de se faire opérer de l’appendicite. Le jeune docteur a enfoncé un tire bouchon dans le petit bidon de sa sœur. L’assistante avait pour but de maintenir la victime allongée. Cette dernière s’est mise a hurlé de douleur lorsque l’instrument à commencer à percer sa peau frêle et fragile.
Leur mère, affolée par les cris, accourue dans la pièce. Elle sépara le personnel médical du patient, et envoya les petits garnements dans leur chambre.

The young truant

My parents went off to visit my aunt. I refused to go with them knowing that I would be bored. So I stayed at home with my grandparents.

Strangely, I began to miss my parents just a few minutes later. I went to see where my grandparents were. Fortunately, they were asleep in the living room. I put on my shoes, I gently opened the door and I walked out taking the path leading to my aunt’s.
I was only three years old and I was not bigger than a dwarf. The people in the street looked at me with astonishment, surely wondering why a small child was there, alone. Was it a runaway? They have never known. The only one who stopped me was an old man who asked me: "What is a little man like you doing in the street alone? " I explained everything to him and everything he did was to laugh at my story and say: “be careful on the road”. I listened to his advice and I asked a woman who had to be thirty years to help me cross the street.

After thanking the woman for her help, she wished me good luck and good road and I arrived at the house of my aunt. I knocked twice on the door. My cousin opened the door and was shocked to see me. She therefore told everyone about my arrival. Upon entering the room, I saw my family become all white, wide-eyed, and breathing a sigh of relief. Today we laugh about this story with my family, but if one thing had happened differently on the road, I could not be there to laugh with them today.

Fugue en mode mineur

Mes parents étaient allés rendre visite à ma tante. J'avais refusé d'y aller avec eux sachant que j'allais m'ennuyer. Je suis donc resté à la maison avec mes grands-parents.

Bizarrement, mes parents ont commencé à me manquer après quelques minutes. Je suis allé voir où étaient mes grands-parents. Heureusement, ils s'étaient endormis dans le salon. Je mis mes chaussures, j'ouvris doucement la porte et je sortis de la maison, prenant le chemin menant vers ma tante.
Je n'avais que trois ans et je n'étais pas plus grand qu'un nain. Les gens dans la rue me regardaient avec étonnement, se demandant sûrement ce qu'un petit enfant faisait là, tout seul. Etait-ce une fugue ? Une promenade ? Ils ne l'ont jamais su. Le seul qui m'arrêta fut un vieil homme qui me demanda : « qu'est-ce qu'un petit homme comme toi fait dans la rue tout seul ? » Je lui ai tout expliqué et tout ce qu'il fit fut de rire de mon histoire et me dire : « fais attention sur la route ». J'écoutai son conseil et demandai à une femme, qui devait avoir une trentaine d'années, de m'aider à traverser.

Après avoir remercié la femme de son aide, elle me souhaita bonne chance et bonne route, j’arrivai devant la maison de ma tante. Je frappai deux fois à la porte. Ma cousine ouvrit la porte et fut choqué de me voir. Elle alla donc prévenir tout le monde de mon arrivée.
En entrant dans le salon, je vis ma famille devenir toute blanche, écarquiller les yeux, et pousser un soupir de soulagement.

Aujourd'hui, on rit de cette histoire en famille, mais si les choses s'étaient passées différemment sur la route, je ne serai peut-être pas là pour en plaisanter avec eux.

My brother’s fall

Every summer, we visit Lebanon for the holidays.
A few years ago, the family had decided to go to a tourist spot, Byblos, famous for its fortress, port and pedestrian streets. Being very young, we were supposed to stay with our parents.
However, my brother decided to explore a small alley. Suddenly, we heard a crash. Thinking that a tree had fallen, we went to make sure that my brother was unharmed, but found nobody. He had disappeared. Suddenly, someone's voice reached us from afar. We tried to locate it and went into its direction. A few minutes later, we discovered my brother lying in a garden. It turned out that he had climbed onto a rooftop to catch a pottery, but the corrugated iron roof had collapsed under his weight. He landed on a terrace of a house, without serious injuries. After the nasty surprise, we had a good laugh and so did he.

La chute de mon frère

Tous les étés nous passons nos vacances au Liban.
Il y a quelques années  la famille avait décidé de visiter une ville touristique, Byblos, célèbre pour sa forteresse,  son port et ses rues piétonnes.
Etant petits,  nous étions censés rester à proximité des parents. Cependant  mon frère avait  décidé de s’écarter  pour aller explorer une petite ruelle.
Tout à coup nous entendîmes  un effondrement. Pensant  qu’un arbre était tombé, nous nous sommes retournés pour nous assurer que mon frère était sain et sauf mais nous ne  trouvâmes personne. Il avait disparu. Soudain la voix de quelqu’un nous parvint de loin. Nous nous dirigeâmes vers cette voix essayant de la localiser.
Peu après nous trouvions mon frère allongé de tout son long au fond d’un jardin. Le fin mot de l’histoire est que mon frère était monté sur un toit pour essayer d’attraper une poterie et le toit en tôle qui tenait à peine s’est effondré sous son poids. Il s’est retrouvé sur la terrasse d’une maison sans graves conséquences… 
Après la mauvaise surprise, le fou rire nous y a tous pris, y compris mon frère qui avait eu plus de peur que de mal.

Our family street

There’s a story that we hear a lot in my family, at almost every family dinner. It is about my great great grandfather, Louis. When he was young, he became a pilot and joined the army. He was a captain when World War I broke out and he became one of the first engaged in air warfare. From 1914 to 1916, he took part in many battles and wrote lots of letters to his family, that we have kept to this day. He was shot down at the Verdun battle at the age of 35 while his son, my great grandfather, was only 18 months. Now, Louis has a street called after him in Guidel.
This story brings pride and respect to my family. I think that’s why my grandfather was also named Louis and why he and my father wanted to be pilots and join the Air Force.

Notre rue

Il y a une histoire qu’on entend beaucoup dans ma famille, presque à chaque dîner de famille. Cette histoire concerne mon arrière-arrière-grand-père, Louis. Quand il était jeune, il est devenu pilote et a rejoint l’armée de l’air. Il était capitaine lors de la Première Guerre Mondiale et devint un des premiers à combattre dans les airs. De 1914 à 1916, il a pris part à de nombreuses batailles et a écrit de nombreuses lettres à sa famille, que nous avons gardé jusqu’à maintenant. Il a été tué pendant la bataille de Verdun à l’âge de 35 ans, alors que son fils, mon arrière-grand-père, était âgé de seulement 18 mois. Aujourd’hui, Louis a donné son nom a une ville à Guidel.
Cette histoire est une source de fierté et de respect pour ma famille. Je pense que c’est la raison pour laquelle mon grand-père se prénommait Louis et pourquoi mon père et lui voulaient devenir pilotes et rejoindre l’Armée de l’Air.

The Dakar rally, the experience of a lifetime

Since my childhood, I have always been fascinated when my grandfather told me about his famous Paris-Dakar journey.
However before I start relating his adventures, you need to know that my grandfather lived in Africa for a decade and that he was working in a public works company. Bear in mind that he has a gift for mechanics too. He always finds a solution no matter what. Even in my earliest memories I can’t remember seeing shun, neglect or even give up on any problem.
Now you know that I can begin my story.
My grandfather who lived in Niamey had seen the Dakar drivers drive by each year. He discussed with them and his desire to join them one day was growing.
One afternoon while he was admiring all these wonderful cars, he saw a car battered on all sides that almost looked like a wreck. Seeing it like an opportunity to make his dream come true, he decides to redeem it at a ridiculously low price.
Then came the refurbishment of the car. For two years, every weekend, He overhauled the mechanics from A to Z and he upgraded it all to meet the very exacting security standards of the Dakar Rally. 
He all did it alone, the shock absorber, the engine, the aluminum body, the tank. It was not an easy matter. He nevertheless managed to save more than 350 kg on its initial weight. Once the car was ready and the last details settled, he hit the sandy tracks of the African desert. I let you imagine the landscapes.
After a journey full of pitfalls, moving and unforgettable moments he reached the last stage of the race when a distribution chain eventually defeated his determination.
However this remains a great personal victory.
He was to repeat the challenge two years later, but this... is yet another story.

Le Paris-Dakar, l'expérience d'une vie

Depuis ma plus tendre enfance, je suis toujours été fasciné lorsque mon grand-père me raconte le fameux périple du Paris-Dakar.
Cependant avant que je commence le récit de ses aventures, il faut savoir que mon grand-père a vécu en Afrique pendant une dizaine d'années et qu'il travaillait dans une entreprise de travaux publics. Il faut également avoir à l'esprit qu'il a un don pour la mécanique. Il trouve toujours une solution quoi qu'il arrive. Même dans mes plus lointains souvenirs je ne me rappelle pas l'avoir vu renoncer, négliger ou même délaisser un quelconque problème. Maintenant que vous savez cela, je peux débuter mon histoire.
Mon grand père qui vivait à Niamey depuis plusieurs années voyait chaque année les pilotes du Dakar passer. Il discutait avec eux et son envie de se joindre à eux un jour grandissait.
Une après-midi alors qu'il admirait tous ces merveilleux bolides, il aperçut une voiture abîmée de tous les côtés, presque bonne pour la casse. Voyant peut être une ouverture pour réaliser son rêve, Il décida de la racheter, à un prix dérisoire.
Arriva alors la remise à neuf de la voiture. Pendant 2 années durant, tous les weekends, il procéda au reconditionnement de la mécanique de A à Z et remit tout aux normes de sécurité très exigeantes du Dakar. Il refit tout lui même : les amortisseurs, la suspension, le moteur, la transmission, la carrosserie en aluminium, le réservoir. Ce ne fut pas une mince affaire. Il réussit néanmoins à gagner plus de 350kg sur la masse de départ. Une fois la voiture prête et quelques broutilles réglées, le voilà alors parti pour les pistes sablonneuses du désert africain. Je vous laisse imaginer les décors.
Après un parcours semé d'embûches, de moments émouvants et inoubliables Il arriva jusqu'à la dernière étape où une chaîne de distribution eut raison de sa détermination. Cependant cela reste une grande victoire personnelle. Il devait réitérer d'ailleurs l'expérience deux ans plus tard, mais ça...c'est encore une autre histoire.

Very Bad Trip *2
My father was with my grand-mother, his sister and his aunt Catherine in a 2CV on their way to the Basque Country. Catherine had just got her driver's license. The car was not comfortable at all and too tight. They had almost arrived when they had a little accident, it was nothing: no one hurt, no damage to the car. Pascale, my father’s sister, had hit an iron bar so she got a little nosebleed. They stopped in a service station to tend her. She kept crying “I’m disfigured! I’m disfigured!” 
They continued to ride but unfortunately one hour later the hood suddenly banged open! Catherine was completely blind; they were obliged to park as soon as possible. She repaired it. Unluckily the hood opened twice five minutes later: they had to find a garage owner. He couldn’t do anything so he fixed it temporarily with a string only. Finally they made it to the place where their cousins were waiting for them.
The following day my grand-father also arrived… with a broken car too. 
The family took a photo of the two cars parked side by side.  
Hot Turkey
Four years ago, the day of Christmas Eve, my family and I began the Christmas preparations.
My mother and my sister took care of the turkey, my brother and my father were in charge of the starters. All was well: fun, jokes, Christmas carols...
Everybody busied themselves for the dinner or the decoration.
The preparations were almost finished so we made way to the living room except my sister who was keeping an eye on the dinner.
When 15 minutes later we heard my sister cry out, my brother and my mother reacted first and ran to the kitchen, the turkey was literally on fire in the oven.
My father reacted quickly and managed to extinguish the fire. My mother then succeeded to “revive” the turkey and strangely enough it wasn't burnt to the delight of all and everything resumed its course.

Incendie de dinde

Il y a quatre ans, le jour du réveillon, ma famille et moi commencèrent les préparatifs de Noël.
Ma mère et ma sœur s'occupaient de la dinde, mon frère et mon père s'occupaient des entrées. Tout allait bien: moment drôle, plaisanteries, musique de Noël...
Tout le monde travaillait au diner ou à l’organisation de Noël.
Les préparatifs étaient presque finis donc nous partirent au salon sauf ma sœur qui surveillait le diner.
Quand 15 minutes plus tard nous entendîmes ma sœur qui criait, mon frère et ma sœur réagirent les premiers et coururent à la cuisine. La dinde avait pris feu à l'intérieur du four.
Mon père arriva à la rescousse et parvint à éteindre le feu. Ma mère réussit à « sauver » la dinde, étrangement elle n'avait pas brûlé au grand bonheur de tous et tout reprit son cours.

Horse crossing

This story is not funny, but strangely it crops up at every family dinner.
It was a long time ago, I wasn’t born yet but it’s like I was there when it happened. 
The story took place on a road.
 When my great-grandmother was younger she had a governess.
It was the end of the week so the governess had to drive back home. My great-grandmother was supposed to go with her but my grand mother was sick so she stayed there to take care of her.
In front of the car there was a trailer to transport horses. I think the governess was living something like 30 km away... During the entire journey she kept repeating “Oh, these horses are out of control, they are going to escape!” And it so happened, we have never known why, but the horses did stampede out, not only out of their trailer, but also right through the windscreen. The governess who was sitting in what is usually nicknamed the “dead seat” was hit in the face by a hoof and horseshoe. She was disfigured and hospitalized in emergency. But she succumbed to her wounds. 
Today, we can still find flowers on this empty road...

Free Rider

When I was 3, I was on holidays at my grandmother’s house, which is a little remote, and is accessible only by a private drive. On a whim, I decided to ride my cousin’s electrical motorcycle. The thing was, while my 4 years old brother was authorized to play with the toy, I was not.
Everybody said I was fearless. I was just doing all the stupidest things my 3 years old brain could think of, like climbing everywhere. My parents were afraid they wouldn’t see me grow old, because they thought I wouldn’t survive until then.
I began to ride down the drive, but I couldn’t reach the brakes. My brother saw it and rushed to tell my parents. He was panicked and talked so fast that only my grandmother somehow understood what he was saying. She didn’t take the time to explain and ran to stop the motorcycle before it reached the main road where big trucks would have destroyed it and made tiny little pieces of Lorraine.
La moto de la mort

Quand j’avais 3 ans, je suis partie en vacances chez ma grand-mère, dont la maison est un peu retirée et accessible par un long chemin privé. Sur un coup de tête, j’ai décidé de monter sur la moto électrique de mon cousin. Cependant, alors que mon grand frère qui avait 4 ans à l’époque avait le droit de jouer avec, moi je ne pouvais pas. Tout le monde me trouvaient intrépide, car je faisais toutes les bêtises qui me passaient par la tête, notamment escalader tout et n’importe quoi. Mes parents avaient peur de ne pas me voir grandir, pensant que je ne survivrais pas longtemps.
J’ai commencé à descendre le chemin, lorsque je me suis aperçue que je ne pouvais pas atteindre les freins. Mon frère l’a compris et s’est précipité pour prévenir mes parents. Il paniquait et parlait tellement vite que seule ma grand-mère a réussi à comprendre ce qu’il disait. Elle n’a pas pris le temps d’expliquer ce qui se passait et a couru pour arrêter la moto avant qu’elle n’atteigne la grande route, où de gros camions l’auraient détruite et fait du sashimi de Lorraine.
  My uncle, known today as the quieter family member, was six years old and was, at this time, a little unruly. My mother was ten years old. Whereas my uncle was playing with his elder sister, my aunt, he decided - nobody is able to explain why or maybe they can’t remember - to take a rock and throw it at my aunt’s head. But and because there’s always a “but” with my family, my aunt moved aside and my mother, who was behind her, received the rock smack in the middle of her forehead. Immediately, my grand-father brought my mom to a doctor who applied her three stitches.     
   Since this day, my mom has got a scar a bit like Harry Potter’s.

La première pierre

  Mon oncle, connu aujourd'hui comme le membre le plus posé de la famille, avait six ans et était, à cette époque, un peu turbulent. Ma mère avait dix ans. Alors que mon oncle était en train de jouer avec sa grande sœur, ma tante, il décida (personne n'est capable d'expliquer pourquoi ou peut-être ne se souviennent-ils plus)  de prendre une pierre et de la lancer à la tête de ma tante. Mais (car il y a toujours un "mais" avec ma famille) ma tante esquiva et ma mère, qui était juste derrière elle, reçut la pierre en plein milieu du front. Immédiatement, mon grand-père amena ma mère au cabinet d'un médecin. Il lui fit trois points de suture.
  Depuis ce jour, ma mère a une cicatrice un peu comme celle de Harry Potter.

A rich man’s snack
            Every year, for Christmas, when all my family is at the table, we tell the story of “grandfather and the pâté”.
            It was when my grandmother worked unlike my grandfather. For lunch, my grandfather went to the fridge and he found a pâté so he ate it. A few days later, my grandmother was cooking because they received friends and she said to my grandfather: “I can’t find the foie gras in the fridge!” and my grandfather said: “I ate a very good pâté two days ago.” My grandmother understood that my grandfather had gobbled up her foie gras.
            Now, everytime we eat foie gras, we always tell this story.

Un petit en-cas
            Chaque année, pour Noël, quand toute la famille est à table, nous racontons l’histoire de mon grand-père et du pâté.
            C’était quand ma grand-mère travaillait mais pas mon grand-père. Pour le déjeuner, mon grand-père est allé jeter un œil dans le frigo et a trouvé un pâté qu’il a mangé.
Quelques jours plus tard, ma grand-mère cuisinait parce qu’ils recevaient des amis et elle dit à mon grand-père : «Je ne trouve pas le foie gras dans le frigo.» Mon grand-père lui répondit: «Il y a deux jours, j’ai mangé un très bon pâté.» Ma grand-mère comprit que mon grand-père avait mangé le foie gras.
            Maintenant, à chaque fois que nous mangeons du foie gras, nous racontons toujours cette histoire.

Staying the course
My story happened in 1977 when my mother lived in New York. She was just arriving from Canterbury with a broad English accent.
She was looking for a job that allowed her to travel. She was selected by an employment agency specialized in prestigious house staffing. During the first interview a lot of questions were asked like: “Do you speak English? Do you love children? Do you speak another language? Are you available for the next two years?” and one of them was: “Do you know how to sail?” And she answered: “Yes, I can sell everything!” Three days later she was surprised at having been chosen among two other hundred applicants.
It’s only two weeks after she started her job that the family asked: “On what kind of boat you were you sailing?” and she said “I have never sailed before. The only boats I took were the ferries crossing the Channel between Calais and Dover”.Suddenly She realized why she was hired so easily. It was a big misunderstanding but the family started laughing and finally sailing training sessions were organized.
She ended up looking after a child on a beautiful yacht in the Caribbean for an entire year!

Et vogue la galère

En 1977, ma mère arriva à New York en provenance de Canterbury avec un fort accent anglais.
Elle était à la recherche d'un emploi qui lui permettrait de voyager.
 Elle fut sélectionnée par une agence de placement de gouvernante dans de prestigieuses maisons. Au cours de la première entrevue beaucoup de questions lui furent posées : « Parlez-vous anglais? Aimez-vous les enfants? Parlez-vous une autre langue? Êtes-vous disponible pour les deux prochaines années?» et l'une d'elle était : « Savez-vous faire de la voile (to sail en anglais)? » Et elle répondit: «  Oui, je peux tout vendre (to sell)! ». Trois jours plus tard, elle eut la surprise d’être choisie parmi deux cents autres candidats.
Seulement deux semaines après avoir commencé son travail, la famille lui demanda:
« Sur quel type de voilier avez-vous navigué? et elle répondit que les seuls bateaux qu’elle avait  pris étaient les ferries qui traversent la Manche entre Calais et Douvres. Soudain, elle comprit pourquoi elle avait été embauchée si facilement. C'était un malentendu, mais la famille se mit à rire et lui fit suivre  une formation de voile.
Elle a fini par s'occuper d'un enfant sur ​​un magnifique yacht dans les Caraïbes durant une année entière!

He laughs best…
Each time there is a family reunion of some sort, for example Christmas, birthdays, Thanksgiving. My family always has an annoying or embarrassing story to tell about me, but every year the same one comes up that makes everyone laugh.
It happened when I was seven at my aunt’s house, it was her birthday and all the family had come together to celebrate. I would always play pranks with my older cousin, but this time at that family reunion our other cousins got fed up with it and decided to get their own back. So we started preparing our normal pranks - switching salt with sugar, loosening the screws on a few chairs, switching the place cards on the table so two family members who couldn’t stand each other sat together and some stuff way worse that I won’t mention.
Our aunt called us to come to the dining room for dinner and so we went to sit down but our cousins had changed our chairs with the loosely screwed ones so when we attempted to sit down our chair fell to pieces and we fell down. Then they made sure to add extra chillies onto our food and extra salt. When it was time for desert we thought that the pranks were over because they had made their point, but they weren’t done. The whipped cream that my cousin and I had on our pie was actually shaving cream, so when we ate it, we got really sick and the whole family laughed at us. Since then it has become a great family favorite.

Le piment de la vengeance
A toutes les réunions de famille, comme par exemple Noël, les anniversaires ou encore Thanksgiving, ma famille a toujours une histoire énervante ou gênante à raconter sur moi, mais il y a une histoire très particulière qui ressort tous les ans, une de celles qui font rire toute la famille...
C’est arrivé chez ma tante lorsque j’avais sept ans, c’était son anniversaire et toute la famille était réunie chez elle. 
Avec mon cousin, on se plaisait à faire de petites farces. Cependant, à cette réunion de famille, ce sont nos autres cousins qui, fatigués de nos tours, décidèrent de se venger...
Nous avions préparé nos petites farces comme d'habitude: échanger le sel avec le sucre,  desserrer quelques vis de quelques chaises, échanger les emplacements des noms sur les tables pour que deux membres de la famille qui ne peuvent pas se voir soient obliger de s'entendre le  temps d'une soirée, et bien d'autres pires encore que je n’oserais raconter ici. Notre tante nous appela pour venir dans la salle à manger, mais au moment de s’asseoir, comme nos cousins avaient échangé nos chaises, elles s’écroulèrent, nous nous retrouvâmes par terre. Ils avaient aussi ajouté du piment et du sel dans notre repas.  C'était inmangeable!  Arrivés  au dessert, nous croyions les farces terminées, qu’ils s'étaient assez venger, mais nan! La crème fouettée sur nos parts de tartes était en fait de la mousse à raser! Nous n'avions pas spécialement remarqué la différence de goût... mais, elle nous a quand même rendus malades! Et ils ont tous eu l'occasion de bien se moquer de nous!
Depuis, c’est devenu la petite blague incontournable de ma famille.

A Christmas recipe

When my mother was 8, my grand-parents lived in a flat. So for Christmas, there was not fireplace to put her slippers in order to please Santa Claus. As a result, she put them in the oven while it was on. When my grandfather saw the slippers burning in the oven, he screamed because there was smoke in the whole apartment and he punished her.
During the whole day, she had to stay kneeling on a scrubbing-brush.  At the end of the day she could not feel her knees and could not walk either.

Recette de Noël

Quand ma mère avait 8 ans, mes grands parents vivaient dans un appartement et donc, pour Noël il n'y avait pas de cheminée pour mettre les chaussons pour faire plaisir au Père Noël.
Du coup, elle les déposa dans le four allumé. Quand  mon grand père découvrit les chaussons en train de brûler, il cria très fort parce qu’il y avait aussi de la fumée dans tout l'appartement.
Elle fut punie. Pendant toute la journée, elle dut rester agenouillée sur un balai-brosse (sans intermédiaire). A la fin, elle ne sentait plus ses genoux et ne pouvait plus marcher.
A dangerous sport
Each year, around Christmas or during the winter holidays, my brother loves telling the family the story that took place in front of his eyes a few years ago, while he was skiing with our father.
They were sliding down a black slope that was frozen and really narrow. After a bend they saw a man sitting on the side. He was with two other persons and seemed to be in pain. When they got closer they noticed that the skier was suffering and had got rid of his skis. He was holding his own hand which was bleeding. The reason is that he had skidded on black ice and got badly slashed by the blade of his ski as he sought to recover his balance. As he was taken care of by the two persons my brother and my father decided not to stop and finished the slope carefully.
They still remember of the blood spots on the snow and that is why we always remind of putting on our warm gloves while skiing.

Sport a haut risques

Chaque année, aux alentours de noël ou les vacances de février, mon petit frère aime beaucoup nous raconter l’histoire qui s’est déroulée  devant ses yeux quelques années plus tôt lorsqu’il skiait avec notre père.
Ils descendaient une piste noire qui était gelée et très étroite. Apres un virage ils virent un homme assis sur le côté. Il était accompagné de deux autres personnes et semblait mal en point. Lorsqu’ils se rapprochèrent ils remarquèrent qu’il souffrait et s’était débarrassé de ses skis. Il tenait sa main qui saignait abondamment. La raison est qu’il est tombé sur une plaque de verglas et s’est gravement blessé à cause de la lame d’un de ses skis lorsqu’il a voulu retrouver son équilibre. Étant déjà pris en charge par les deux autres skieurs, mon  frère et mon père décidèrent de finir la piste en faisant attention.
Ils se souviennent encore du sang qui coulait sur la neige et c’est pour cela que nous faisons toujours attention à mettre des gants loque nous skions.

Teachers beware
Do you really want to know a family story? Ok, so I’ll tell you about my mother. Maybe it will be a little funny for you, but you have to swear that you’ll never ever repeat it, that could hurt her feelings.
This story is one of the most recurrent during family dinners. You know, my mother was really cheeky with her teachers when she studied. She worked hard and had unqualified good marks, but, how can I say that… She had -and still has- a very strong temper. She was rather disobedient on the verge of being unruly. This character trait was shown a day after school, when her father –it was the first time he came to school- was summoned by the head master, Mme Roméo.
So, my mother was in her first year of primary school –she was very young, how was it possible? Actually, it turned out that she had hit her teacher. She had slapped poor Mme Turlure. Not a joke. And yes, you can smile, and even laugh but discreetly only. And all that mess just because my mother threw her pencils away, and didn’t want to pick them up despite Mme Turlure’s command… Poor mummy. She has never enjoyed submitting to orders nor cleaning either!
 Now you can understand why I live in a complete and deep fear 4 days before a metting between teachers and parents…
This anecdote is real. It’s unfortunately not a fiction.

Une vieille habitude

Vous voulez vraiment connaître une histoire familiale ? D’accord, je vais donc vous parler de ma mère. Cela sera peut-être drôle pour vous, mais vous devez jurer que vous ne le répéterez jamais, ça risquerait de la froisser.
Alors, par où puis-je commencer… Cette histoire est fréquemment racontée pendant les repas familiaux. Vous savez, ma mère était franchement trop insolente avec ses professeurs lorsqu’elle était à l’école. Elle travaillait rigoureusement et avait de très bonnes notes, mais, comment pourrais-je dire ça… Elle avait (et encore maintenant) un fort caractère. Elle était plutôt désobéissante, à la limite de l’indiscipline. Ce trait de sa personnalité s’est révélé un jour après l’école, lorsque son père (c’était la première fois qu’il venait la chercher  à la sortie) a été convoqué par la directrice, Mme Roméo.
Ma mère était alors en CP (elle était vraiment jeune, comment cela a-t-il pu être possible ?). En effet, il se trouve qu’elle avait agressé sa maîtresse. Elle avait donné une claque sur la joue de cette pauvre Mme Turlure. Non ce n’est pas une blague. Et oui, vous pouvez vous permettre de sourire, même de rire. Mais seulement discrètement. Et tout ça uniquement parce que ma mère avait jeté ses crayons de couleur par terre et n’avait pas voulu les ramasser, malgré les injonctions de Mme Turlure… Pauvre maman. Je crois qu’elle n’a pas vraiment apprécié la réflexion… ni de faire le ménage !
Maintenant, vous pouvez comprendre pourquoi je vis dans une profonde angoisse quatre jours avant une réunion parents-professeurs…
Cette anecdote est réelle. Malheureusement, ce n’est pas une fiction.

Falling for chocolate

Like every family, we have family stories, actually a lot of them. That's why choosing one among many others has proved to be more difficult than expected. Finally, my choice fell on a very old story.
It concerns my cousin, Yohan, a few years ago. In fact he was around five, maybe six. At that time he was - and still is - very greedy. Yes, he was a really greedy child. Like most greedy people, my cousin loved chocolate. He loved chocolate so much, that once he took big risks to get these sweet things. One day, my uncle hid a chocolate box at the top of a high wardrobe. My reckless cousin climbed on a chair to get the box and inevitably he fell down and hurt his cheek. Since this day, he has a very nice dimple on his cheek, a tribute to his sweet tooth to this day...

Le goût du risque
Comme toutes les familles, nous avons des histoires de famille et même beaucoup. C'est pourquoi en choisir une parmi d'autres s'avérait être plus difficile que prévu. Finalement, mon choix c'est porté sur une histoire très ancienne.
Elle concerne mon cousin, Yohan, il y a de cela quelques années. En fait il avait environ cinq ou six ans. À cette époque - et encore maintenant- il était très gourmand. Oui, c'était un enfant très gourmand et comme la plupart des gens gourmands, mon cousin adorait le chocolat. Il aimait tellement le chocolat, qu'une fois il a pris de grands risques pour se procurer ces friandises. Un jour, mon oncle cacha une boîte de chocolat au sommet d'une grande armoire. Mon téméraire cousin monta sur une chaise pour attraper la boîte et l'inévitable se produisit ! Il dégringola et se blessa à la joue. Depuis ce jour, il a une très belle fossette souvenir pour lui rappeler ce grand moment...

Christmas breakfast
My great-grandmother used to tell us a funny story at the end of the Christmas banquet. It was always the same but we were so accustomed to it, that nobody would have missed it.
" Many years ago, the morning of the 25th of December, all the family was opening Christmas gifts. The children were excited and jumped all around the tree looking for their own names written by Santa Claus on the colorful parcels.
After a while, all the gifts had been opened except for one last, which was behind the Christmas tree, almost hidden. It was a big red box with a gold ribbon. On this box there was no card and nobody knew who it was from. At the end my youngest daughter discovered her name written in black ink on a corner of the parcel.
 "Why don't you open it ?" - said my husband. He brought the present to her and asked her to unpack it. She ripped off the wrapping paper excitedly. "What could be inside ?"- she opened it and she found out that in the big box there was another smaller one. She opened it and found another one, a little bit smaller than the second one. Then, she opened the third and she found a fourth one. Each time all the cousins around her were surprised and exclaimed delightedly : "Ohhhhh !".
When she opened the fifth box she discovered a CROISSANT !
All the family was very surprised, but after a few seconds everybody started laughing.
Under the croissant there was a little card saying : "From your French aunt : the best French pastry ! Enjoy my dear, with love ".
My daughter ate it immediately and found it delicious !"

Petit déjeuner de Noël
Autrefois, mon arrière grand-mère nous racontait une histoire drôle à la fin du repas de Noël. C'était toujours la même, mais nous y étions tellement habitués que personne ne l'aurait manquée.
" Il y a plusieurs années, le matin du 25 décembre, toute la famille ouvrait  les cadeaux de Noël . Les enfants étaient excités, et ils  sautaient tout autour de l'arbre, à la recherche de leur propre nom écrit par le Père Noël sur les paquets de couleur.
Après un certain temps, tous les cadeaux avaient été ouverts, sauf le dernier, qui était derrière l'arbre de Noël, presque caché. C'était une grande boîte rouge avec un ruban d'or. Sur cette boîte il n'y avait pas de carte et personne ne savait qui l'avait offerte. A la fin, ma plus jeune fille découvrit son nom écrit à l'encre noire sur un coin du paquet.
 "Pourquoi ne l'ouvres-tu pas ?"- dit mon mari . Il lui tendit le présent et il lui demanda de le déballer . Elle déchira le papier d'emballage, très excitée. " Qu'est-ce qu'il pourrait y avoir à l'intérieur ? " - Elle l'ouvrit et elle découvrit que dans la grande boîte il y en avait une autre plus petite. Elle l'ouvrit et en trouva une autre, un peu plus petite que la seconde. Ensuite, elle ouvrit la troisième et elle en découvrit une quatrième. A chaque fois, tous les cousins ​​autour d'elle étaient surpris et s'exclamaient joyeusement : "Ohhhhh !".
Quand elle ouvrit la cinquième boîte, elle y trouva un CROISSANT !
Toute la famille fut très surprise, mais après quelques secondes tout le monde se mit à rire.
Sous le croissant il y avait une petite carte sur la quelle il y avait écrit :"De la part de ta tante française : la meilleure pâtisserie française ! Profite ma chérie, avec toute mon affection".
Ma fille le mangea immédiatement et le trouva délicieux ! ".

On how to address a male audience
My grandmother was a neuropsychiatrist. She was a very astute and sharp person who had studied many years. She was also extremely well-read, an educated lover of fine-art.  And yet, she was not an intellectual. She would read, and go to the cinema, or spend afternoons in a museum, for the sheer pleasure of it. That is to say that culture was a blissful enjoyment for her, not a means to shine in company.
One day, she attended a symposium on psychiatry. As there weren’t many women in her profession, the guest speakers were mostly men. They were all highbrow, vain and conceited persons. They would speak loud and cite very ancient references to show off their intellectual command. My grandmother could not speak a word without being interrupted. She kept trying. To no avail. She was getting particularly irritated.  And then, unexpectedly, she quietly stood up and asked for silence. And silence she obtained. Those severe looking men suddenly stopped their learned and pompous babble, and turned their surprised eyes towards her. “Yes, Régine…?” My grandmother did not miss the condescending tone of the question. So before she sat down again she uttered but one word ”Fart”. 
Comment parler aux hommes
Ma grand-mère était neuropsychiatre. C'était une femme très raffinée et maligne qui avait étudié de nombreuses années. Elle était également une grande lectrice et une admiratrice cultivée des Beaux-Arts. Et pourtant, elle n'était pas une intellectuelle. Elle pouvait lire, aller au cinéma ou encore passer des après-midis dans des musées pour le pur et simple plaisir que cela lui procurait. En d'autres termes, la culture était pour elle un merveilleux plaisir et non un moyen de briller en société. 
Un jour, elle assista à un symposium sur la psychiatrie. De même qu'il y avait peu de femmes dans sa profession, les intervenants étaient principalement des hommes. Ils étaient tous intellectuels, poseurs et vaniteux. Ils parlaient fort et citaient d'anciennes références dans le seul but de vanter leurs connaissances. Ma grand-mère ne pouvait pas dire un mot sans qu'on lui coupe la parole. Elle continuait d'essayer. En vain. Elle devenait particulièrement irritée. Soudain, sans que l'on s'y attende, elle se leva calmement et demanda le silence. Ces hommes à l'air sévère interrompirent leur bavardage savant et pompeux et tournèrent leurs yeux surpris vers elle. "Oui, Régine...?" Ma grand-mère avait bien remarqué le ton condescendant de la question. Elle ne prononça qu'un mot avant de se rasseoir : "Prout". 

The thrashing that was not

I'm not sure there is one story. There are thousands of stories. I can't choose any of them, it's to hard. Well, I have to, so let's pick one at random. Okay, I'll tell you about that one.
      All my family live in or around Grenoble. This is convenient because each time I go there I see all of them in the house of my grandparents. I've never been to this house without playing cards. It's a kind of tradition; after lunch we play cards. No need to wonder, it's always the same. It can be Belote, or Barbu, but most of the time it's Tarot. I'm not sure you know the rules but I guess you do. At worst you won't understand anything, and I would have written all this for nothing. It's not a big deal.
      My grandmother, my grandfather, my mother and my aunt were playing Tarot. I don't know if the fourth person was my aunt, but as she's the one who told this story to me yesterday, let's say it was her. My aunt was dealing, and in one packet of three cards, my grandfather received the three oudlers. He was so surprised and certainly happy that he decided to show this packet to my grandmother. My grandmother probably jealous and a sore loser, claimed that my grandfather had cheated because it is forbidden to show one's cards to the other players, and she canceled the game. If she hadn't, it would have meant a “real thrashing” as my uncle said. Maybe (of course) that's why she did it.
      It's not a very interesting story. I would even say it's boring. But I've heard it so many times, and it makes me smile each time.
Grand-mère met les bouts
     Je ne pense pas qu'il y ait une histoire. Il y a des milliers d'histoires. Je ne peux pas en choisir une, c'est bien trop difficile. Mais puisqu'il le faut, je vais tirer au sort. Voilà, je vis vous raconter celle-ci.
     Toute ma famille habite à Grenoble, ou du moins dans les environs. C'est pratique parce à chaque fois que j'y vais, je vois tout le monde à la maison de mes grands-parents. Je n'y ai jamais séjourné sans avoir joué aux cartes. C'est une sorte de tradition, après le déjeuner nous jouons aux cartes. Ce n’est même pas la peine de se poser la question, c'est toujours la même chose. Cela peut être la Belote ou le Barbu, mais la plupart du temps nous jouons au Tarot. Je ne suis pas sure que vous connaissiez les règles du jeu mais je le crois, donc je vais faire comme si c'était le cas. Au pire, vous ne comprendrez rien du tout et j'aurais écrit tout ceci pour rien. Ce n’est pas très grave.
     Ma grand-mère, mon grand-père, ma mère et ma tante jouaient au Tarot. Je ne sais pas si la quatrième personne était ma tante, mais c'est elle qui m'a raconté l'histoire hier, donc on va dire que c'était elle. Ma tante était en train de distribuer lorsque mon grand-père a reçu les trois bouts dans un même pli. C'est vraiment très rare, et il était tellement content qu'il a montré le pli à ma grand-mère. Ma grand-mère de nature jalouse et plutôt mauvaise perdante, a soutenu que mon grand-père avait triché car il est interdit de montrer ses cartes à l'adversaire, et elle a annulé la partie. Si sa mauvaise foi ne lui avait pas commandé de le faire, ça aurait été La Rouste, comme dit mon oncle. Peut-être (surement) que c'est pour ça qu'elle l'a fait.
     Ce n’est pas très intéressant comme histoire. C'est même carrément inintéressant.  Mais je l'ai entendue tant de fois, et elle me fait sourire à chaque fois.

The king of Ireland

My grandfather claims that my grandmother is a descendant of a king of Ireland. Why? Here’s the story.
My grandmother’s great- uncle was named Mr. Briens and he was the owner of Lyon’s biggest pharmacy. One day, he decided to make his family tree, so he asked a genealogist to do it. The genealogist made a mistake: he wrote Brien’s instead of Briens before starting his researches. So he found a lot of ancestors in Ireland named Brien’s and O‘Brien, the most common name there. Some got all his attention. Indeed, they were the family of King O’Brien of Ireland, a prince who should have been king but never reigned. Plus, there is a tower in County Clare named O’ Brien tower. So the genealogist brought closer all those people and deduced that Mr. Briens was a descendant of the king, so my grandmother should be one too.
Some people say that the genealogist was completely reliable and didn’t make any mistake.  But we have to say that Mr. Briens was a very rich man, and he always dreamed of grandeur…

Le roi d’Irlande

Mon grand-père affirme que ma grand-mère est une descendante d’un roi d’Irlande. Pourquoi dit-il cela ? Voici l’histoire.
Le grand-oncle de ma grand-mère s’appelait M. Briens et il était le propriétaire de la plus grande pharmacie de Lyon. Un jour, il décida de demander à un généalogiste faire son arbre généalogique, mais celui-ci commit une petite erreur : il écrivit Brien’s  au lieu de Briens avant de commencer ses recherches. Il trouva donc de nombreux ancêtres en Irlande nommés Brien’s et O’Brien, le nom le plus commun là-bas.
Parmi eux, certains retinrent toute son attention. En effet, ils faisaient partie de la famille du Roi O’Brien d’Irlande, un prince qui aurait dû être roi mais qui ne régna jamais. De plus, il existe en Irlande une tour dans le comté de Clare qui s’appelle la tour O’Brien. Donc le généalogiste réunit tous ces gens  et en déduisit que M. Briens était un descendant du roi, et donc que ma grand-mère devait l’être aussi.
Certaines personnes disent que le généalogiste était un homme de confiance et qu’il ne fit aucune erreur. Mais il faut dire que M.Briens était un homme fort riche, et qu’il avait toujours rêvé de grandeur…  

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